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Essai du casque Roof RO200 Carbon

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Bonjour à toi, te rappelles-tu de l’article de Nicolas l’an dernier, lors du salon à Milan l’EICMA sur le casque Roof RO200 Carbon ?

Et bien j’ai eu l’honneur de pouvoir (enfin !) l’essayer et de te raconter tout cela dans les quelques lignes qui vont suivre.

Roof : un mot sur la marque 

Quand on pense à Roof, on pense tout de suite à ça :

Le Boxxer. Ce casque modulable avec ses petites « oreilles rouges » très caractéristiques est le produit phare de la marque : on le voit absolument PARTOUT en ville ! 

Le succès de Roof, marque française qui existe depuis 1993 est très largement dû à sa gamme de casques modulables. Mais aujourd’hui, elle retourne à ses origines racing et revient sur le segment de marché des casques intégraux sportifs avec le RO200 Carbon. 

Et quel retour ! Puisque ce modèle est un produit racing haut de gamme qui s’annonce être, en plus de son très haut niveau de prestations, le casque intégral le plus léger du marché. 

Emballage soigné et accessoires nombreux

Rien que lors du déballage, on voit que rien n’est laissé au hasard. Le casque est bien emballé dans du papier mousse et dans sa petite housse de protection.

Niveau accessoires, Roof a pensé à TOUT ! Le traditionnel cache nez et la bavette sont inclus avec le casque. Mais aussi un pinlock pour éviter la buée par temps froid et un 2ème écran, solaire cette fois-ci, indispensable lors des belles journées ensoleillées. De quoi rouler toute l’année ! Et qui sont souvent 2 accessoires à acheter en supplément chez les autres marques… 

Et la cerise sur le gâteau : un sac à dos pour le casque ! Là où il faut souvent se contenter de la petite housse à liens coulissants chez la concurrence (et même pour les casques haut de gamme), Roof fourni en plus un sac à dos avec bretelles réglables, aérations et poignée de transport. Quel bonheur pour transporter facilement et en toute sécurité son casque une fois sa moto garée pour des balades en ville, faire quelques courses, etc…

Au final, tout ce dont on pourrait avoir besoin est là, aucun accessoire à devoir acheter en supplément !

Caractéristiques du RO200 Carbon

Le casque est disponible en 2 tailles de coques :

  • S (de T54 à T58) annoncé à 1090 gr
  • L (de T59 à T63) annoncé à 1150 gr

Il est en matériau composite : carbone et fibre de verre. Norme CE R 22.05 bien évidement.

3 coloris sont disponibles, tous sublimes.

De gauche à droite : RO200 Full Carbon, RO200 Carbon Panther, RO200 Carbon Speeder Red Alu

On remarquera le design discret de la panthère sur le coloris « Carbon Panther » noir et vert fluo.

Une fois déballé, je n’en reviens pas de la légèreté du casque, on dirait même un « faux » tellement c’est un poids plume 😉 . Pour vérifier les chiffres annoncés, je le pèse sur ma balance de cuisine : 1090 grammes tout pile (j’ai une taille S – 56) ! Promesse tenue ! 

A titre de comparaison, parmi les autres casques intégraux racing haut de gamme, le Shark Race-R Pro 1200 gr dans sa version carbone, le HJC RPHA 11 est affiché à 1300 gr, le Shoei X-Spirit III et le AGV Pista GP R font tous les deux environ 1350 gr.

Inspection et finitions

Le casque parait extrêmement bien ventilé avec pas moins de 8 aérations :

  • 2 sur le menton, qui peuvent être orientées soit vers la bouche soit vers l’intérieur de l’écran pour le désembuage grâce à un petit levier 
  • 2 sur le front
  • 2 sur le haut de la tête qui ouvrent chacune deux entrées d’air
  • 2 à l’arrière, sous le spoiler qui permettent l’extraction d’air par effet Venturi

La visière est extrêmement large et haute (champ de vision annoncé à 210° horizontalement et 100° verticalement). 

Le RO200 Carbon possède une jugulaire double D en aluminium et un système de joues à extraction rapide en cas d’urgence, deux standards sur le marché des casques racing.

Cependant, le retour de la sangle jugulaire s’attache avec un velcro et non un bouton pression comme sur la majorité des casques. 

Les mousses internes sont amovibles et lavables. Le tissu est ventilé, respirant et sèche rapidement mais ces avantages se payent au détriment de la douceur, on aurait souhaité un tissu plus agréable au toucher, surtout au niveau des joues. 

Les mousses permettent également le port de lunettes mais aussi le montage d’un intercom, un gros plus pour les utilisateurs sur route. Car le RO200 Carbon sait aussi être un allié de taille pour une utilisation routière quotidienne !

Changement d’écran

Le mécanisme de l’écran ne dispose pas de « crans ». C’est un peu déroutant au départ mais il est assez ferme pour rester entrouvert à la position exacte souhaitée, même en roulant. Ce qui au final en fait un avantage. La visière peut se verrouiller par un ergot sur le côté gauche ce qui permet une étanchéité parfaite (ainsi qu’une bonne insonorisation), tout comme le joint en caoutchouc au niveau de l’articulation. 

Pour changer l’écran, il faut utiliser le petit outil « porte clef » fourni avec les accessoires (ou un stylo) et l’introduire dans le pion au niveau de l’articulation. Il faut prendre le coup de main mais cela se fait assez bien. Ce système, caché par des plaques de carbone comporte plusieurs avantages :

  • Il permet que l’écran reste toujours en place en cas de chute et joue son rôle de protection 
  • Les plaques en carbone sont parfaitement intégrées afin que rien ne puisse accrocher le côté de la tête (et tordre vos cervicales)
  • Il permet un meilleur aérodynamisme
  • Et une meilleure insonorisation !

A noter que le pinlock (qui se monte uniquement sur l’écran transparent) est un « Maxvision 120 » c’est-à-dire qu’il est large et haut et une fois mis en place, il ne réduit pas drastiquement le champ de vision comme avec la plupart des pinlock. Et ça, pour un casque racing c’est un GROS plus. Enfin, on n’aura plus les bords du pinlock en plein champ de vision lors des journées froides et humides !

RO200 Carbon : à l’essai

La météo exécrable de cette fin d’année nous laissant un peu de répit ce week-end, je file essayer ce RO200 Carbon sur la route ! Ma fidèle Yamaha R6 n’étant pas homologuée pour rouler sur la route, j’emprunte la fusée verte de mon conjoint pour aller faire l’essai sur route (une Kawazaki ZX10R).

Légèreté et champ de vision

Dès les premiers kilomètres, en plus d’être ultra léger, le casque est compact, bien équilibré et se fait complètement oublier.

Le champ de vision est immensément grand ! Pour jeter un œil sur le tableau de bord, pas besoin de baisser la tête et pareil pour les contrôles à droite et à gauche : un coup d’œil en coin suffit. Hyper agréable en ville, où il y a beaucoup d’éléments de l’environnement à prendre en compte pour adapter sa conduite. Mais également sur les nationales et sur l’autoroute pour limiter les angles morts.

Manipulation de la visière

J’avais un peu peur que l’ergot verrouillant l’écran ne soit un peu difficile à manipuler avec des gants mais en fait non, je n’ai eu aucun souci particulier.

J’ai beaucoup apprécié pouvoir entrouvrir la visière exactement à la hauteur où je voulais. Le mécanisme de rotation de la visière étant assez ferme pour qu’elle ne se referme pas en roulant. 

Seul bémol : en évoluant en ville à basse vitesse avec la visière relevée entièrement, j’ai trouvé qu’elle restait en partie dans le haut du champ de vision.

Ventilation et manipulation des aérations

Lorsque toutes les aérations sont fermées, le bruit est très limité : l’insonorisation est bien meilleure que la plupart des casques racing que j’ai pu porter. 

La ventilation quant à elle est parfaite : si on ouvre tout, le flux d’air circule très efficacement et aucune surchauffe du cerveau ! Si les aérations sur le front et à l’arrière ne sont pas si faciles à manipuler avec les gants (mais ce ne sont pas celles que l’on utilise le plus) les aérations sur la mentonnière sont particulièrement efficaces. Quand elles sont ouvertes, on ressent très bien l’air frais sur la bouche, ou sur la visière selon comment est positionné le petit levier. D’ailleurs ce levier est un peu difficile à manipuler si le cache nez est en place.

Confort

Malgré un manque de douceur des mousses au niveau des joues, le confort du RO200 Carbon reste excellent. Après plusieurs heures de route, je n’ai ressenti aucune gêne ni aucun point de compression sur la tête.

Le spoiler à l’arrière du casque limite énormément les turbulences. Pour l’essai, j’ai fait une entorse aux limitations de vitesse sur l’autoroute (mais je tairai le chiffre sur mon compteur 😉 ) et il est particulièrement stable à hautes vitesses.

Attache de la jugulaire

Si le système d’attache de la jugulaire avec un velcro part d’une bonne intention : gain de poids, manipulation plus facile avec des gants, etc. J’ai trouvé que la longueur de la jugulaire était un poil trop courte. Aussi, la présence du velcro la rigidifie sur son extrémité, ce qui rend sa manipulation, pour la faire passer dans la boucle double D avec des gants, un peu difficile. A voir également la durée de vie du velcro dans le temps.  

Conclusion

Avec ce RO200 Carbon, Roof fait un retour sur le segment de marché des casques sportifs intégraux fracassant.  

C’est une vraie réussite ! 

En optant pour un casque racing, les points recherchés les plus importants sont :

  • Un champ de vision le plus étendu possible,
  • Un poids, un équilibre et une répartition des masses du casque idéal,
  • Une stabilité à haute vitesse,
  • Une ventilation efficace.

Le RO200 Carbon remplit tous ces critères à 200%. Les quelques détails pouvant être améliorés (douceur des mousses, ergonomie de la jugulaire à velcro, manipulation de l’interrupteur pour l’aération de la mentonnière) sont vraiment minimes et n’entachent pas le très haut niveau de performances offert ainsi que le set complet d’accessoires fourni. Son excellent confort et insonorisation en font également un casque totalement adapté à un usage routier.

J’ai personnellement hâte de pouvoir aller l’essayer sur piste au printemps prochain, lors de la reprise de la saison. Mais je pense d’ores et déjà qu’il sera mon compagnon des circuits pour l’année prochaine !

Si vous voulez vous faire plaisir pour Noël, n’hésitez plus, offrez-vous le RO200 Carbon ! Et en plus, cocorico, c’est français ! 

Charlotte
Charlotte
Ingénieure en informatique mais surtout motarde passionnée, cavalière, snowboardeuse et très sportive au quotidien! Je suis une hyperactive qui ne s’arrête jamais et ne lâche rien ! J’ai passé mon permis moto sur le tard, en Janvier 2014, et quelques mois après je découvrais la piste par curiosité lors d’une journée loisir avec ma première moto. Il aura suffit d’une fois pour que je devienne accro! Depuis, j’ai progressé participant à de nombreuses journées loisir, stages et coachings sur des circuits découverts partout en France et en Espagne. Pour 2018, j’ai décidé de franchir le pas du monde de la compétition! A travers mes articles je tenterais de te donner un max de conseils et te ferais partager mon expérience de la moto sur piste.
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